Book's Fever
  • Accueil
  • Partenaires
  • Chroniques
    • Livresques
    • Mangas
    • Index
  • Contact
  • Autres
    • Lectures communes

Les chroniques mangas de Thomas

Chronique manga #13 | Les misérables T4

1/29/2019

0 Commentaires

 

Les Misérables, tome 4
​Takahiro Arai

Les Misérables (Titre original: レ・ミゼラブル) de Takahiro Arai est un manga Shonen se voulant une adaptation de Les Misérables de Victor Hugo. Elle regroupe actuellement 8 tomes.
Photo
[Quatrième de couverture] Ayant retrouvé la liberté, Jean Valjean souhaite honorer la promesse qu'il avait faite à Fantine : libérer Cosette. Il arrive à Montfermeil la veille de Noël. Cosette est toujours en haillons. En échangeant quelques mots avec la jeune servante, Jean Valjean reconnaît la fille de Fantine. Il lui fait cadeau de la poupée tant admirée, indemnise les affreux aubergistes et emmène Cosette avec lui.

[Ma chronique] Je vous présente un fait : Les Misérables, c’est bon. Voilà une affirmation fort simple, mais derrière laquelle il est facile et assez commun de se ranger. Toutefois, certains narratifs s’étouffent avec le temps, ce qui n’est pas le cas ici. À mon avis, ce tome est le plus intéressant de tous à date, mais ne le restera pas longtemps si je me fie à ma lointaine lecture de l’œuvre originale.

Dans ce tome, on est introduit à un nouveau personnage, celui de Marius. Sans dire que l’histoire de Jean et de Cosette est inintéressante, c’est plaisant de découvrir un nouveau personnage avec une vie clairement différente de celle de nos protagonistes.

Parlant de Cosette, je tiens à souligner un truc assez intéressant, mais que ceux ne connaissant pas l’histoire ne devraient pas savoir, du coup, dans ce cas, je vous invite à passer au prochain paragraphe. Jean Valjean devient, dans ce tome, tuteur de Cosette, et en toute honnêteté, leur relation est vraiment plaisante à voir. C’est mignon à souhait. Il devient le père qu’elle n’a jamais eu, sachant qui sont ses précédents tuteurs. Toutefois, ce n’est pas dans le texte que cela se ressent, mais bien dans le dessin. Certains diront que le dessin est avant tout un «story-board», et que ce choix est avant tout narratif, ce qui n’est pas faux, mais c’est vraiment dans la qualité des dessins que se ressentent cette impression et ce sentiment. Je ne sais pas si c’était particulièrement important que leur relation père/fille soit «cute», mais c’est tout de même apprécié.

Parlant de dessin, je tiens à rappeler que le design des Thénardier est vraiment très précis, et transmet exactement le sentiment approprié. Ajoutons à cela les personnages parfois représentés par des animaux eux aussi tout à fait précis et appropriés, et on se retrouve avec un récit qui se vit dans le dessin et qui est bien représenté. Par exemple, le bon Jean Valjean devient un lion, fort et glorieux, alors que les Thénardier sont respectivement un cochon et un serpent.
​
Tout cela pour dire, encore une fois, que le tome 4 de Les Misérables est excellent, vaut la peine d’être lu et d’être apprécié. Le récit est toujours aussi intéressant, sinon plus, et la maîtrise du dessin est toujours aussi bonne, même que l’on voit, sur Jean notamment, que le dessinateur a l’habitude de le dessiner, ce qui donne un résultat de mieux en mieux et qui, je l’espère, le restera.
Photo
0 Commentaires

Chronique manga #12 | Les Misérables T3

10/30/2018

0 Commentaires

 

Les Misérables, tome 3
​Takahiro Arai

Les Misérables (Titre original: レ・ミゼラブル) de Takahiro Arai est un manga Shonen se voulant une adaptation de Les Misérables de Victor Hugo. Elle regroupe actuellement 8 tomes.
Photo
[Quatrième de couverture] ​Madeleine prend Fantine en charge et lui promet de s’acquitter de ses dettes et de lui ramener sa fille.
Entre-temps Javert dénonce Madeleine à la préfecture de police de Paris et l’accuse d’être Jean Valjean l’ancien forçat. Il apprend que Jean Valjean a été appréhendé, qu’il a changé son nom pour celui de Champmathieu et qu’il sera bientôt jugé pour récidive.
Il va voir Madeleine et s’excuse de la méprise. Madeleine quant à lui se retrouve face à un dilemme. Protéger sa nouvelle identité et continuer à faire prospérer Montreuil sur Mer et à aider Fantine ou se dénoncer et sauver Champmathieu.

[Chronique] En cette troisième chronique consacrée à l’adaptation manga de Les Misérables, je me retrouve avec peu de points intéressants à discuter. Du tome 1 au tome 3, les qualités et défauts sont plus ou moins les mêmes, ce qui les exclus si déjà discutés. Ceci m’emmène à simplifier les futurs chroniques sur cette série en énumérations pures et simples de certains moments m’ayant marqués lors de ma lecture.

Dès le début du manga, Arai nous démontre sa compréhension de l’homme qu’était Victor Hugo et les valeurs qu’il défendait. Il a su à merveille représenter la critique de la justice bourgeoise de Victor Hugo à travers un dialogue opposant Jean Valjean et Fantine à un groupe de bourgeois.

Un peu plus loin, on retrouve une métaphore dont j’avais déjà brièvement discuté précédemment, mais qui se démarque ici. On se retrouve dans une situation où l'on a un protagoniste s’opposant à un antagoniste, en d’autres mots, le bien contre le mal, symbolisé à merveille par le dessinateur à travers l’opposition des démons et des anges, le tout avec comme bagage le folklore japonais entourant la chrétienté. Ce qui, sans que j’y pense vraiment, fait ma transition vers mon prochain point; Jean est très éveillé par rapport à la religion, que ce soit par rapport à son époque ou celle de Hugo. Il reste assez éloigné de la doxa même si, on comprendra, en public, il ne joue pas franc jeu pour des raisons plus qu’évidentes.

Selon moi, Javert est un des personnages les plus intéressants dans ce récit. Dans cette édition, le design du personnage est simplement parfait. On y croit, et particulièrement dans ce tome, où il a une importance capitale. Il est aussi bien représenté, à la fois en tant qu’antagoniste que l’on se doit de craindre, qu’en tant qu’homme que l’on se doit de comprendre.
​
Ce tome nous transporte à travers les moments les plus palpitants que l’on ait connus, à date, avec ce récit. L’intrigue est toujours de plus en plus passionnante et la qualité technique de l’œuvre se porte à merveille. Jusqu’ici, la série tient sa promesse initiale qu’elle a voulu me vendre dès le premier tome ; être une adaptation à la fois fidèle à l’œuvre et le contexte social de Victor Hugo tout en laissant place à l’esprit créatif d’un auteur japonais, dont les déterminismes rendent possible l’intégration d’une esthétique originale à cette célèbre œuvre de fiction.
Photo
0 Commentaires

Chronique manga #11 | Duds Hunt

9/28/2018

0 Commentaires

 

Duds Hunt
Tetsuya Tsutsui

Duds Hunt (ダズハント) est un manga Seinen écrit par Tetsuya Tsutsui et édité par Ki-oon et totalisant un seul et unique tome.
Photo
[Quatrième de couverture] Nakanishi, délinquant tout droit sorti de la maison de redressement, essaie en vain de se libérer de son passé de voyou. Son nouveau job ne lui procure aucune satisfaction et il doit sans cesse subir les provocations de son patron. Un jour, une connaissance anonyme du Net lui propose de participer à un jeu mystérieux pour se libérer de son stress : Duds Hunt. Une seule règle : tous les coups sont permis...

[Chronique] De nouveau, on parlera d’un one-shot de bonne qualité. Jusqu’à maintenant, tous les one-shots dont j’ai fait  la chronique sont de bonne facture. Duds Hunt n’est pas sans défaut, mais considérant que nous parlons ici du premier manga de l’auteur, on peut dire que c’est une réussite. En fait je ne parlerai même pas des petits accros que j’ai rencontrés durant ma lecture, j’suis trop de bonne humeur pour m’arrêter à de si petites impertinences.
 
Tout d’abord, l’auteur met au-dessus d’un élément central du récit une épée de Damoclès assez effrayante. Eh oui, notre protagoniste n’est pas un gentil. Ni même un méchant ayant des regrets. Un choix ambitieux, car réussir à créer un lien entre ce dernier et le lecteur est faisable, mais une montagne sépare ce projet de son homologue plus traditionnel; le gentil protagoniste sympathique. Le choix est un succès en ce qui a trait à ma propre appréciation. On a aussi un choix très pertinent quant au nombre de personnages, qui, lui, est descendu à son minimum. Dans un récit se terminant en un seul tome, il convient de réduire l’exposition à son minimum.
 
Tant qu’à la mentionner dans le paragraphe précédent, il conviendrait d’en parler dans celui-ci, de l’exposition. Le travail de ce côté est impeccable. Le tout est fait efficacement, sans trop forcer. L’exposition sait se rendre intéressante, et ne freine pas trop le récit, prenant la chance de se coller au récit et passer inaperçue.  On réussit même, à un moment, à enrichir notre acceptation du jeu en question dans ce manga en y ajoutant de la profondeur. Différents types de joueurs du jeu sont décrits afin que l’on puisse avoir une meilleure compréhension du jeu et ouvrir à de nouveaux horizons l’histoire. De plus, le manga est bien rythmé, tout comme l’effet de surprise, qui, malgré quelques petits indices par endroits révélant le dénouement, réussit à terminer l’intrigue en beauté.
 
Un des gros points forts de son manga est la clarté du dessin et de l’action. Malgré le fait que le style visuel de l’œuvre ne soit pas incroyable, chaque mouvement durant un combat est efficacement dessiné de manière à ce que ce soit facile à déchiffrer, et ça, c’est apprécié. De plus, pour revenir à un point précédent, l’exposition est aussi faite à travers le visuel du récit, et ça permet de gagner du temps si précieux du fait que ça soit un one-shot.
 
Pour résumer, Duds Hunt est un one-shot efficace, intéressant et captivant. Sachant que c’est la première œuvre d’un auteur, on ne peut qu’espérer beaucoup des œuvres suivantes dans le cas où, comme moi, celle-ci est votre première lecture de l’auteur, mais sûrement pas la dernière.
Photo
0 Commentaires

Chronique manga #10 | Orange T6

7/9/2018

0 Commentaires

 

Orange 6
Ishigo Takano

​Orange (オレンジ) est un manga Shojo/Seinen écrit par Ishigo Takano. La série était censée se terminer en 5 tomes, mais un 6e est sorti (et protagoniste de cette chronique) et, des dires de l’auteur, plus est à venir.
Photo
[Quatrième de couverture] Suwa, adolescent populaire et généreux, reçoit le matin de la rentrée scolaire un curieux courrier... Un courrier de lui-même, venu de dix ans dans le futur ?! Dans cette lettre sont décrits tous les évènements qui vont se dérouler dans les mois suivants. Très vite, le lycéen comprend qu'il va devoir faire un sacrifice : renoncer à son amour pour sauver un ami et le bonheur de celle qu'il aime. Dix ans plus tard, dans une réalité devenue autre... Kakeru n'a pas pu être sauvé. Suwa vit aux côtés de Naho, et de leur union est né un enfant. Entre amertume, bienveillance et nostalgie, quel est le quotidien de celui qui, hanté par ses regrets, aurait pourtant été prêt à tout s'il avait su le drame qui s'annonçait?

[Chronique] ​J’ai dernièrement écrit une chronique sur les 5 tomes de la série Orange et j’étais certain que la série se terminait là. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’on m’apprit qu’un 6e tome existait. Avec la surprise, un tout autre sentiment m’est aussi venu : l’appréhension. Eh oui, parce que la série en 5 tomes était parfaite, ou du moins aussi parfaite que ma chronique peut le laisser croire. La fin était cohérente, et je ne voyais pas trop comment un 6e tome pouvait s’immiscer dans la lignée. Du coup, la grande question qui sera la ligne directrice de cette chronique est : est-ce qu’un 6e tome est pertinent? Et, dans une autre mesure, en quoi est-il un ajout à ce qui semblait déjà un récit complet?

Je ne m’éterniserai pas pour répondre à la question, la réponse est oui. Toutefois, je me dois de nuancer mon propos. Le manga est pertinent, apporte une autre vision du récit, mais n’est pas nécessaire. Si vous avez déjà les 5 premiers tomes dans un beau coffret dans votre bibliothèque, vous pouvez très bien vous arrêter là, tout comme l’ajout de ce volume peut être une belle addition.

Pour faire court, ce manga réunit les mêmes qualités et défauts que les tomes précédents, donc je ne reviendrai que sur quelques points clés.
Un des gros défauts des autres tomes est encore une fois très handicapant ici : le manque de maîtrise des sauts temporels. Encore ici, on ne sait jamais quand se passe tel ou tel évènement. Sommes-nous dans le présent? Le futur? Une vie alternative? Sachant que le manga joue beaucoup là-dessus, un peu plus de clarté aurait été appréciée.

Toutefois, sur une note positive, l’idée de parler de Suwa en tant que personnage principal est très intéressante. Déjà, parce que cela permet de développer cette fameuse réalité où Kakeru est mort et Suwa et Naho tombent amoureux, se marient et deviennent parents. On avait déjà parlé de l’effet papillon et de déterminisme dans la dernière chronique, donc je vais me contenter de dire que ces chapitres en sont un bon exemple, démontrant jusqu’où la réalité, nos choix et opinions ne viennent pas de nulle part, mais sont influencés par notre vécu et plus globalement, le passé. Ajoutons aussi que Suwa est un personnage très intéressant. La personne le plus «wholesome» (je n’ai pas trouvé d’équivalent français avec une connotation satisfaisante) de la série. Prêt à se sacrifier pour les autres et remettant en question ses actions lorsque celles-ci lui semblent péjoratives. Voir le récit de son point de vue est certainement un ajout intéressant.

Je tiens à souligner, avant de conclure, une blague métaphysique m’ayant bien fait rire. C’est plutôt simple, et je ne suis même pas sûr que c’était voulu, mais bon. Alors qu’un personnage explique un plan, l’autre lui répond simplement «C’est bon, on sait». J’ai peut-être un niveau de lecture erroné, mais je vois cette réponse comme un auteur ayant déréalisé sa propre exposition, mais voyant qu’elle est nécessaire, la garde et la tourne en dérision.

En gros, Orange T.6 est super intéressant, permet d’approfondir certains personnages et d’explorer le futur que l’on a tenté d’éviter durant les 5 premiers tomes. Il n’est pas absolument nécessaire à l’intrigue, mais c’est une addition qu’il m’a fait plaisir de lire et j’espère qu’il en sera de même pour vous. Je remercie donc Interforum Éditis Canada pour cette envoi. 
Photo
0 Commentaires

Chronique manga #9 | Orange T1--5

1/3/2018

0 Commentaires

 

Orange, la série complète T1-5
Ichigo Takano

Orange (時間島) est un manga Shojo/Seinen écrit par Ichigo Takano. La série compte présentement 5 tomes.
Photo
Photo
Photo
Photo
Photo
[Quatrième de couverture] Un matin, alors qu'elle se rend au lycée, Naho reçoit une drôle de lettre. Une lettre du futur! La jeune femme qu'elle est devenue dix ans plus tard, rongée par les nombreux remords, souhaite aider celle qu'elle était autrefois à ne pas commettre les mêmes erreurs. Pour cela, elle a décrit, dans un long courrier, les évènements qui vont se dérouler dans la vie de Naho lors des prochains mois, lui indiquant même comment elle doit se comporter. Mais Naho a bien du mal à croire à cette histoire … et de toute façon, elle manque bien trop de confiance en elle pour suivre certaines directives indiquées dans ce curieux courrier. Pour le moment, la seule chose dont elle est sûre, c'est que Kakeru, le nouvel élève de la classe, ne la laisse pas indifférente.
 
[Chronique] Lorsque j'ai commencé Orange, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. Je n'ai même pas regardé le résumé ou la page Wikipédia de la série précédemment à sa lecture. Lorsque j'ai lu le quatrième de couverture, j'ai été surpris d'y lire les genres que la série exploitait : Science-fiction, Poésie, Romance. Poésie et Romance est un mélange assez conventionnel, mais ajouter à cela de la science-fiction, ça m'a quelque peu surpris. J'ai donc entamé ma lecture.

En fait, avant même de parler du contenu de la série, mon intérêt se porta sur l'esthétique de la boite fournie et des mangas. La boite et les mangas partagent déjà de très belles couvertures. Elles ont le style du manga, mais sont peinturées telle une toile. Là où l'on met généralement un dessin comme ceux à l'intérieur sur la couverture avec comme seule différence l'ajout de couleurs, le choix a ici été d'y aller avec un style totalement différent mais néanmoins cohérent avec l'ambiance du récit. Ma seul remarque est que les tomes sont difficile à sortir de leur boite lorsque complètement pleines. Détails plutôt secondaire, effectivement.

Tant qu'à parler de la couverture, aussi bien s'attaquer aux dessins en général. Le manga est très bien dessiné, le style est approprié et cohérent avec l'ambiance et l'évolution du récit. Le point fort du récit est la transmission des émotions des personnages à travers le dessin. Sachant qu'on se trouve dans un manga contenant un bon lot de romance, c'est particulièrement apprécié, car c’est là que se trouve le point important du dessin. Les mouvements ont peu d'importance dans un manga où les relations entre les personnages sont le point clé. Le dessin est aussi très pauvre en décor, se contentant assez souvent d'un fond blanc et vide. Est-ce que c'est gênant? Non, pas du tout. Je ne m'en suis en fait rendu compte que quand j'ai ré-ouvert les tomes pour écrire cette chronique.

Un aspect du dessin m'a toutefois dérangé lors de ma lecture. C'est une règle non écrite que lorsque l'histoire se déplace vers le passé (qu'on fait un «flashback»), l'espace vide entre et autour des cases devient noir. Orange, pour sa part, suit cette règle de manière assez nébuleuse. Le récit prend place dans trois époques différentes : le passé, le présent et le futur. En voyant que la première scène dans le futur comprenait le vide des pages noirci et que la première scène dans le passé utilisait un mélange des deux, j'ai cru que je pouvais me fier à cette règle pour me retrouver dans le temps. Le tout pour finalement me rendre compte, plus tard, que ça ne suivait aucune logique et que parfois, cela subit une inversion si ce n'est pas un mélange des deux dans la même scène. Je me suis souvent retrouvé dans la situation où je ne comprenais plus ce qui se déroulait parce que les indices visuels ne me communiquaient pas l'époque. C'est particulièrement vrai entre le passé et le présent, car les personnages se ressemblent énormément comparativement au futur où ils ont l'air plus âgé.

Je me suis attardé assez longuement sur quelques critiques négatives mineurs, mais la série compte beaucoup des trucs intéressants. Elle pousse à se poser des questions et à tenter d'anticiper l'histoire. Quel impact futur auront les actions des protagonistes? Est-ce l'avenir qu'ils tentent de créer sera comme voulu? Ces deux questions nous suivent tout au long du récit jusqu'à sa conclusion. De plus, si on croit à l'effet papillon, la donne change du tout au tout. D'accord, la cause de leur bataille est noble, mais imaginez toutes les conséquences qu'ils n'avaient pas prévues et qu'ils ont causés. Ce que j'ai particulièrement aimé à propos d'Orange, c'est que je me suis constamment posés des questions.

Dernièrement, j'ai lu un excellent livre et à la fin de ma lecture, je ne me souvenais que très vaguement de ce qui s'était déroulé. J'attribue cela à deux raisons : ma mémoire de merde et, plus important encore, le fait qu'on s'en fout. Ça semble bizarre de dire qu'on se fout des évènements d'un récit et pourtant, dans bien des cas, ça fait du sens. Dans le livre en question, ce qui était intéressant n'étaient pas les actions, mais bien la manière dont notre personnage principal allait se sentir et réagir à ces dis évènements. L'action ne sert qu'à faire évoluer le personnage. C'est le cas ici, les actions de nos personnages et même l'importante quête qu'ils ont n'a d'importance que pour faire évoluer les relations entre nos personnages et plus principalement, celle entre Kakeru et notre protagoniste. C'est le cas dans plusieurs œuvres, le meilleur exemple reste celui de Dr House, où les énigmes médicales ont plus ou moins d'importance (à quelques exceptions près) et ne servent que de moteur à l'évolution de Gregory House et son entourage.

La série parle de suicide, et j'aime bien la façon dont on l’aborde. On n’y retrouve pas de morale de film «cheap», on y trouve plutôt une analyse presque spinozienne des raisons qui ont poussées à l'acte. En même temps, dans un récit où on passe la majorité de notre temps à changer nos actions pour modifier celle de quelqu'un d'autre, on peut assez difficilement passer à côté des théories Spinoza.

Conclusion! Orange, c'est bon, intéressant et une deuxième lecture éventuelle est prévue (Après les 1400 autres qui sont sur ma PAL). Je le conseil à tous, même à ceux qui préfèrent rester loin des histoires à l'eau de roses, je vous garantis que vous ne serez pas déçu. Je tien également à remercier Interforum Éditis Canada pour cet envoi!
Photo
0 Commentaires

Chronique manga #8 | Hero Tales T2

8/28/2017

0 Commentaires

 

Hero Tales, tome 2
Hiromu Arakawa, Ryo Yashiro & Huang Jin Zhou

Photo
Hero Tales (VO: 獣神演武) est un manga Shonen dessiné par Hiromu Arakawa et scénarisé par Ryo Yashiro d'après une histoire originale de Huang Jin Zhou. La série s'est terminée avec un total de 5 tomes disponibles en VO et en français.
 
[Quatrième de couverture] Une légende raconte qu’il règne au firmament 7 étoiles septentrionales dont la mission est de guider l’empire en cas de crise grave. Taitô est un jeune homme plein d’énergie qui se bat contre les troupes de l’empire venant régulièrement piller son village. Il va découvrir en lui un pouvoir insoupçonné scellant ainsi sa destinée en tant que porteur d’une des étoiles les plus terrifiantes : Hagun. (Effectivement, c'est la même que pour la première chronique, mais le manga n'offre pas de résumé.)
 
[Ma chronique] C'est la première fois depuis que j'ai commencé l'acquisition de mangas que j'abandonne une série. Certaines ont pris du retard, certes, mais c'est la première fois qu'une série me déplaît au point de l'arrêter. Pourtant, ma première chronique sur Hero Tales était plutôt positive. Je crois que je me suis fait avoir par le fait qu'une de mes mangaka favorite y fait le dessin. Pourtant je voulais que ce soit bon. Je crois même que la personne que j'essayais de convaincre dans ma dernière chronique était non pas le lecteur mais bien moi-même.

Ce qui me déplaît est dur à dire, parce que rien n'est vraiment mauvais en tant que tel. Bien sûr, les personnages se ressemblent tous, mais ce n'est pas suffisant. Où est le problème alors? Je crois que le problème se trouve dans l'histoire. J'ai l'impression que tout est faux. Chaque élément du récit est en trop. Du moins, c'est le sentiment que j'ai ressenti.

Pour faire court, je n'aime pas Hero Tales. Est-ce que ça veut dire que c'est mauvais? Non. Quelque chose m'empêche d'apprécier l'œuvre, c'est tout. Je vous invite à tout de même y jeter un coup d'œil, peut-être que ce sera votre tasse de thé.

Je remercie tout de même Interforum Éditis Canada de m’avoir permis de découvrir cette histoire.

Photo
0 Commentaires

Chronique manga #7 | Hamatora T3

7/11/2017

0 Commentaires

 

Hamatora, tome 3
Yukinora Kitajima & Yûki Kodana

Photo
Hamatora (ハマトラ) est une plateforme multimédias intégrant une série de mangas, un anime, un jeu vidéo, une adaptation au théâtre et une adaptation en «light novel». La série est terminée et compte au total 3 tomes, aussi bien en VO qu'en VF. Elle est écrite pas Yukinori Kitakima, dessinée par Yûki Kodana d'après une histoire originale de ce dernier et de Natsu Matsumai.

[Quatrième de couverture] Nice, Murasaki et Hajime se préparent à affronter leur plus terrible adversaire! 2013, Yokohama. Nice vient d'obtenir un smartphone contenant des dossiers qui permettraient «à n'importe qui de développer son propre Minimum» Cependant, un homme mystérieux aux ambitions effroyables parvient à le lui voler. Nice et ses amis décident finalement de s'opposer à lui pour remettre la main dessus...

[Chronique] Tout comme les deux premiers tomes, ce troisième et dernier volume de la série Hamatora a été un vrai plaisir à lire. Il regroupait tous les points positifs des deux premiers tout en terminant l'histoire de manière intéressante avec autant de retournements de situations que j'en espérais.Une force qu'a ce manga, c'est qu'il réussit facilement à introduire de nouveaux personnages et à rapidement les rendre attachants. Le manga défini efficacement les buts et particularités de chaque nouvel arrivant tout en ne donnant pas trop d'informations ou de «flash-backs» inutiles à l'histoire.

Les deux premiers volumes étant ce qu'ils sont, je ne m'attendais pas à moins au niveau des dessins. L'action est étonnamment claire. Je dis étonnamment car beaucoup des personnages présents dans ce manga ont des pouvoirs extrêmement durs à représenter. Par exemple, le personnage principal a comme faculté de se déplacer extrêmement rapidement. Même si on voit qu'il s'est déplacé entre deux cases, un manga ne donne aucune indication de temps qui pourrait nous faire comprendre à quelle vitesse il s'est déplacé. Je ne pourrais pas dire de quelle manière, mais le dessinateur réussit tout de même à rendre chaque mouvement, chaque attaque, clair.

Hamatora est une série ne durant que trois tomes et je crois que c'est un défaut. En fait, je suis surtout déçu de ne pas pouvoir en lire plus. Tout comme Fairy Tail, One Piece ou Ah No Exorcist, Hamatora avait le potentiel de devenir une série qui aurait pu continuer pour encore plusieurs années en enchaînant différents arcs. L'univers est intéressant et il y aurait eu plusieurs manières de l'étendre encore plus. Le personnage principal est un détective, quel meilleur contexte peut-on avoir pour faire une série longue durée?
En somme, Hamatora est une série intéressante, drôle et pleine d'action. De plus, elle ne fait que trois tomes, ce qui est un avantage pour ceux qui, comme moi, ne veulent pas s'engager dans une série de plusieurs dizaines de tomes. Cette série vient de se placer parmi mes mangas préférés et je pense me lancer bientôt dans l'anime.

Allez-y! Essayer-le!
Photo
0 Commentaires

Chronique manga #6 | Hamatora T2

7/10/2017

0 Commentaires

 

Hamatora, tome 2
Yukinori Kitajima & Yûki Kodana

Photo
Hamatora (ハマトラ) est une plateforme multimédias intégrant une série de mangas, un anime, un jeu vidéo, une adaptation au théâtre et une adaptation en «light novel». La série est terminée et compte au total 3 tomes, aussi bien en VO qu'en VF. Elle est écrite pas Yukinori Kitajima, dessinée par Yûki Kodana, d'après une histoire originale de ce dernier, et de Natsu Matsumai.

[Quatrième de couverture] 2013, quartier chinois de Yokohama. Hajime est terrassée par le pouvoir d'électricité de Birthday. Que décidera Nice face à la proposition de Birthday et Ratio qui lui demandent qu'on leur livre Shizuku s'il souhaite voir Hajime survivre?! Mais surtout comment réagira Murasaki face aux fortes convictions de Nice.

[Chronique] Après un premier tome très intéressant, pleins de rebondissements et de retournements de situation, la barre était haute pour le deuxième tome d'Hamatora. Il n'y a pas à être déçu, ce tome ne fait aucunement pâle figure à côté du premier.

On retrouve, tout comme dans le premier, une écriture et un rythme au poil. Le manga se lit facilement de la page couverture à la quatrième de couverture sans aucune difficulté. On reprend le récit où le tome précédent l'a laissé et reprendre l'intrigue en tant que lecteur, même après plusieurs mois, est très facile. En gros, aucune surprise par rapport au premier tome au niveau de la qualité. Je profite de cette fin de paragraphe pour glisser ici qu'au niveau du dessin aussi, c'est du même niveau que le premier tome.

Dans la postface, on peut lire: «Il (le représentant chez l'éditeur) insistait souvent pour que j'écrive une histoire préparant le lecteur  à un final attendu, mais offrant au dernier moment un retournement de situation étonnant.» Je crois que cette citation résume très bien ce qui vous attend dans ce tome. Même en sachant cela, les retournements de situations sont vraiment le point fort de l'œuvre et le fait de les chercher et de s'attendre à être surpris ne change rien au plaisir qu'on en ressent. Il est toujours intéressant de voir comment l'énigme sera résolue et nos suppositions initiales se révèlent bien souvent fausses.

Cette chronique se trouve bien raccourcie par le fait que je n'ai pas pu trouver de point m'ayant vraiment dérangé dans cette œuvre et que tous les bons côtés ont déjà été traités dans la chronique sur le premier tome. Disons que c'est une bonne chose. Donc pour faire simple, si le premier tome vous a plu, sautez sur le deuxième (pas littéralement, ça coûte cher des livres), vous ne serez pas déçu!
Photo
0 Commentaires

Chronique manga #5 | Les Misérables T2

7/10/2017

0 Commentaires

 

Les Misérables, tome 2
Takahiro Arai & Victor Hugo

Photo
Les Misérables (Titre original: レ・ミゼラブル) de Takahiro Arai est un manga Shonen se voulant une adaptation de Les Misérables de Victor Hugo. Elle regroupe actuellement 8 tomes en VO dont 7 sont traduits en français.

[Quatrième de couverture] Le quartier Latin de Paris au début du XIXe siècle. La belle Fantine à la chevelure d'or vit pleinement sa jeunesse. Elle est amoureuse d'un homme grâce auquel elle vit aisément. Et elle a une foule d'amis. Et puis elle met au monde sa jolie petite Cosette. Son destin va lui jouer des tours. On passe directement de Paris à Montreuil-sur-Mer. Le pays qui a vu naître la jeune orpheline qu'était Fantine, mais aussi la ville gouvernée par le maire Madeleine

[Chronique] Tout comme le premier tome, on retrouve ici une adaptation du célèbre roman Les Misérables du tout aussi célèbre Victor Hugo, qui, pour l'anecdote, a une rue nommée à son nom où il vécût de son vivant. Personnellement, j'ai préféré ce tome au premier pour des raisons que je ne pourrais exhaustivement expliquer. Toutefois, je traiterai, dans les prochaines lignes, des quelques points que j'ai aimés ou non de ce deuxième tome.

Tout d'abord, jusqu'à présent, le respect de l'œuvre originale est intégral. Le récit est toujours aussi captivant et j'ai fait la lecture complète de ce tome d'un couvert à l'autre sans m'arrêter. Le rythme reste très bien géré de manière à ce qu'on ne voie pas le temps passer et que l'œuvre soit immersive. En ce qui a trait à l'histoire, sincèrement, je n'ai pas grand-chose à rajouter sur ce que j'ai dit dans ma première chronique sur cette série.
Pour les dessins toutefois, je suis content de voir une nette amélioration. Jamais un visage ne m'a semblé difforme comme dans le premier tome et j'ai l'impression que le niveau général a pris un cran, même si ce n'est peut-être pas le cas. De plus, le style féerique que j'affectionnais particulièrement dans le premier tome est encore plus présent ici, ce qui ne peut que me satisfaire.

La seule chose m'ayant un peu dérangé dans ma lecture est la manière dont les Thénardier sont introduits. (Spoiler) Dès la première apparition de la mère, il est évident qu'elle n'est pas une bonne personne, trop évident selon moi. On le devine sans attendre que n'importe quelle action qu'elle portera ne soit pas faite de bon cœur. Je crois qu'il aurait été plus intéressant de laisser découvrir au lecteur le personnage plus tranquillement au travers de ces actions au lieu de nous le mettre devant les yeux avec le design des personnages. Les Thénardier sont visuellement dessinés méchants et je crois que ça gâche une partie de l'intrigue. En même temps, tout cela reste extrêmement subjectif.
 
Tout comme le premier tome, celui-ci a été pour moi un plaisir à lire et sera un plaisir à relire également dans le futur. Malgré ses quelques défauts, on trouve ici un manga solide que je vous conseille. Je remercie donc Interforum Éditis Canada pour cet envoi.
Photo
0 Commentaires

Chronique manga #4 | L'île du temps

7/10/2017

0 Commentaires

 

L'Île du temps
Takashi Sugimoto

Photo
L'île du temps (時間島) est un manga Seinen écrit par Matsueda Naotsugu et Sugimoto Takashi. La série est terminée et compte seulement un tome de 224 pages.

[Quatrième de couverture] L'équipe de tournage d'une émission de télé se rend sur une île fantôme autrefois habitée. Acteurs, producteurs, staff technique, tout le monde s'apprête à passer deux jours sur l'île, avant de regagner Tokyo.

Mais une étrange vidéo envoyée par un homme masqué vient bouleverser le cours des évènements. En effet, non seulement le message viendrait du futur, mais en plus, il prédit la mort de tous les membres de l'équipe ...

[Chronique] Écrire un One-shot lorsqu'on est mangaka entraîne son lot de difficultés. Développer des personnages, une intrigue et emmener le lecteur à prendre à cœur le récit en un seul tome, c'est très dur à gérer dans un manga. Pourtant, certains auteurs réussissent à tirer leur épingle du jeu et j'ai eu de la difficulté à commencer cette chronique, parce que j'ai trouvé très peu de défauts que je peux traiter.


Commençons par parler du voyage dans le temps. On pourrait croire que le voyage dans le temps, de la manière qu'il est traité ici, est incohérent, ce qui est vrai. Toutefois, je ne crois pas que ce soit un défaut. Dès qu'une fiction traite de voyage dans le temps, cette incohérence est toujours présente simplement car le voyage dans le temps, en tant que tel, est incohérent et paradoxal. Le voyageur du futur et Dr Who sont des exemples notables que même les grandes séries se perdent dans les incohérences du voyage temporel. Toutefois, je peux comprendre que pour certains, la fin soit dérangeante à cause de cela, mais personnellement, ça ne m'a pas affecté.


Le point que je trouve le plus réussit dans ce manga est que les personnages sont très faciles à différencier. Le défi était de faire en sorte que l'on puisse facilement distinguer les noms et corps des nombreux personnages de la série et ce, très rapidement, pour que l'on puisse se lancer dans l'histoire. Je crois qu'une chose qui aide sont les métiers des personnages. Au début du manga, on présente les personnages avec comme principale caractéristique leur rôle sur le plateau de tournage. Par exemple, un des personnages se nomme Ryôta Minami et est présenté comme le preneur de son. L'intérêt est que dès que l'on voit un personnage avec des accessoires de son ou que l'on parle de n'importe quoi en rapport au son, on sait rapidement de qui l'on parle. Cet aspect est aussi visible dans le design des personnages. Tous les personnages sont très différents et donc, facile à identifier.

En ce qui a trait aux dessins, je n'ai pas grand-chose à dire. Les dessins sont maîtrisés et très beau. De plus, les dessins sont ni trop sombres, ni trop clairs par rapport à l'ambiance du récit. Je n'aurais pas pu demander mieux.

En somme, On retrouve ici un One-shot intéressant, maîtrisé et très beau. C'est un très bon achat pour celui qui ne veut pas se lancer dans une série mais veut tout de même acheter un manga. Je suis content d'avoir découvert ce chef-d'œuvre et je le conseil à chacun d'entre vous.
Photo
0 Commentaires
<<Précédent
Propulsé par Créez votre propre site Web à l'aide de modèles personnalisables.
  • Accueil
  • Partenaires
  • Chroniques
    • Livresques
    • Mangas
    • Index
  • Contact
  • Autres
    • Lectures communes